Installations VERSCHUERENesques


Artiste belge autodidacte né à Etterbeek en 1945 et établi à Bruxelles, Bob Verschueren a exposé dans le monde entier. S’il est surtout connu pour ses installations végétales, il n’a de cesse de diversifier ses approches artistiques depuis plus d’une quarantaine d’années.


Son parcours artistique débute par la peinture à l’huile, qu’il délaisse à la fin des années 70, préférant à la toile le support infini des paysages. Il privilégie dorénavant le contact immédiat avec la nature et s’adonne alors à une pratique proche du land art, en semant des pigments qui s’éparpillent ensuite au gré du vent sur les paysages. Ce sont les Wind Paintings, oeuvres qui marquent un tournant majeur dans son parcours. En effet, cette pratique le décide à puiser désormais tant l’inspiration que les matériaux directement dans la nature pour créer. Il réalise également à l’époque les Lights Paintings, où il capte des détails du paysage à la lumière de coups de flash.

Ce diaporama nécessite JavaScript.


En 1985, sa première installation végétale voit le jour, soulevant un questionnement sur sa condition éphémère, sur la dégradation des choses et leur fin. Cette problématique de la mort marque une grande partie du travail de l’artiste. De plus, il prend du plaisir à créer à partir de matériaux organiques qui périssent rapidement. Leur altération inévitable introduit une dimension de surprise et de hasard qui fait partie intégrante de son oeuvre.
Néanmoins, lorsqu’il introduit par la suite une seconde réflexion dans son travail, qui interroge le rapport de l’homme et la nature, Bob Verschueren commence à réaliser des installations plus pérennes et intègre parfois des matériaux fabriqués – c’est le cas par exemple des cultures exotiques présentées dans les serres pour cette exposition.
Cette installation a d’ailleurs été spécialement imaginée pour le Botanique. En effet, Bob Verschueren réfléchit la plupart de ses installations en fonction de l’endroit dans lequel il expose. Il souhaite en effet que ses oeuvres et leurs matériaux s’harmonisent avec l’espace physique du lieu. Cette volonté, qui révèle la préoccupation de l’artiste pour ce qui l’environne, est essentielle dans sa démarche.
Le travail de Bob Verschueren s’enrichit au fil du temps de nouvelles expérimentations. Toujours fasciné par le monde végétal, il entreprend de dépasser la seule conception plastique et d’introduire une dimension sonore dans son oeuvre, avec le soutien du Centre Henri Pousseur. En 1995, au Banff Centre for the Arts (Canada), Il donne naissance à son Catalogue de plantes.
En 1999, intrigué par les traces laissées sur le papier par la décomposition de déchets de légumes et de fruits, il commence à produire des phytogravures où il révèle les empreintes de végétaux. Ensuite viendront d’autres travaux, notamment de frottages. Cet intérêt pour l’empreinte, la trace, habite d’ailleurs l’ensemble de l’oeuvre de Bob Verschueren, comme en témoigne son travail photographique qui lui permet de garder la trace de ses installations ou de ses fragiles sculptures sur feuilles et brindilles, les Miniatures végétales.
Bien que protéiforme, l’oeuvre de Bob Verschueren témoigne d’une profonde cohérence. En effet, son parcours artistique se développe en ramifications ; chaque nouveau travail annonce le prochain et se fait l’écho des créations précédentes.

Source

Publicités
Cet article, publié dans News, est tagué , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s